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HEGOAK - Classe de chant et de musique K2
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© 2017 Collège Kawéni 2. Quentin FOURT.

Commémoration Armistice 1918.

Le 11 novembre 2018, la « Classe défense et sécurité globales » du collège Kaweni 2, accompagnée de ses professeurs et de Monsieur Didier MEUNIER, Principal Adjoint,  a assisté à la cérémonie de commémoration qui s’est tenue à Dzaoudzi-Labattoir pour le centenaire de l’Armistice de 1918. 

A l’issue de la cérémonie, les élèves échangent, et posent avec différentes personnalités… 
 
Monsieur Dominique SORAIN, Préfet de Mayotte Monsieur

Stephan MARTENS, Vice-recteur – Académie de Mayotte

Messieurs Dhoiffir AHMEDOMAR et Joël SOUNDIRAM, Professeurs « Classe Défense » Collège Kaweni 2 

Colonel Philippe LECLERCQ, Commandant de la Gendarmerie de Mayotte

Monsieur Saïd OMAR OILI, Maire de Dzaoudzi-Labattoir

Lieutenant-Colonel LABOUCHE, Commandant du DLEM-Détachement de Légion Etrangère de Mayotte 

Monsieur Ibrahim ABDOU HAMISSI, ancien combattant OPEX

Monsieur Saïd OMAR OILI, Maire de Dzaoudzi-Labattoir

Lieutenant-Colonel LABOUCHE, Commandant du DLEM-Détachement de Légion Etrangère de Mayotte 

Capitaine Chaharoumani CHAMASSI, Cabinet du Préfet

Monsieur Stephan MARTENS, Vice-recteur - Académie de Mayotte

Monsieur BOINAHERI, ancien combattant 

Lettre de Gaston Biron à sa mère 
 
Gaston Biron a 31 ans et appartient aux 21ème Bataillon de Chasseurs à pied lorsqu’il participe à la bataille de Verdun. Commencée le 21 février, cette bataille durera jusqu’au 18 décembre 2016. 
 
 
Samedi 25 mars 1916  
 
Ma chère mère, 
 
… Par quel miracle suis-je sorti de cet enfer, je me demande encore bien des fois s’il est vrai que je suis encore vivant ; pense donc, nous sommes montés 1 200 et nous sommes redescendus 300. J’ai cru ma dernière heure arrivée. 
 
Nous étions tous montés là-haut après avoir fait le sacrifice de notre vie, car nous ne pensions pas qu’il fut possible de se tirer d’une pareille fournaise. 
 
Oui ma chère mère, nous avons beaucoup souffert et personne ne pourra jamais savoir par quelles transes et quelles souffrances horribles nous avons passé. 
 
A la souffrance morale de croire à chaque instant la mort nous surprendre viennent s’ajouter les souffrances physiques de longues nuits sans dormir : huit jours sans boire et presque sans manger, huit jours à vivre au milieu d’un charnier humai, couchant au milieu des cadavres, marchant sur nos camarades tombés la veille. Ah ! J’ai bien pensé à vous durant ces heures terribles et ce fut ma plus grande souffrance que l’idée de ne jamais vous voir. 
 
Nous avons tous bien vieilli ma chère mère. Pour beaucoup, les cheveux grisonnants seront la marque éternelle des souffrances endurées. Et je suis de ceux-là. Plus de rires, plus de gaîté au bataillon.  Nous portons dans notre cœur le deuil de tous nos camarades tombés à Verdun du 5 au 12 mars.  Est-ce un bonheur pour moi d’en être réchappé… 
 
Tu as raison de prier pour moi. Nous avons tous besoin que quelqu’un prie pour nous ; et moi-même, bien souvent, quand les obus tombaient autour de moi, je murmurais les prières que j’ai apprises quand j’étais tout petit. 
 
Ton fils qui te chérit et t’embrasse un million de fois. 
 
        Gaston